Cinq pièges qui font perdre du temps aux freelances

Il y a quelques mois, je suis tombé sur un blog qui a retenu mon attention. I don’t think, I feel, c’est le nom du blog en question sur lequel Julia, social media manager freelance, partage son quotidien de freelance en toute transparence et sans tabou. Et, si l’on en juge par son dernier rapport de revenus, elle s’en sort plutôt bien. À la source de ce succès, une gestion du temps efficace et rigoureuse. Et pourtant, cela ne s’est pas fait en un jour… Du temps, Julia en a perdu, des cadrans entiers disparus pour toujours… Pour vous en faire gagner, elle a accepté de partager avec nous les cinq principales causes de ce gâchis ainsi que les solutions qu’elle a mis en place pour corriger le tir et arriver à cette redoutable efficacité qui lui permet aujourd’hui de vivre une vie professionnelle libre et épanouissante.

1. Ne pas avoir d’emploi du temps.

Lorsque j’ai commencé à travailler pour moi-même, je n’avais pas vraiment de planning : je faisais les choses au feeling. Ma journée n’était pas structurée du tout : mon réveil n’était pas fixe, j’alternais le travail pour mes clients de manière totalement décousue (et sauter d’un projet à un autre en peu de temps ça fait perdre un temps fou !), je me permettais de regarder des épisodes de série en plein milieu de l’après-midi pour me remettre à bosser à 17h. Bref, un grand n’importe quoi.

Alors, j’ai commencé à me fixer un cadre, un minimum. C’est-à-dire un réveil le matin (qu’on ne repousse pas 17 fois), des plages horaires de travail dédiées à un client à la fois, éviter de m’installer dans un endroit TROP confortable pour travailler, et varier mes missions au maximum pour ne pas me lasser (par exemple alterner rédaction des posts sur les réseaux sociaux, et élaboration de visuels).

Ne pas avoir d’emploi du temps, en plus de me faire perdre du temps, est contradictoire avec la notion de rigueur et de professionnalisme. Alors maintenant, je m’y tiens !

2. Me surcharger de travail.

Avant, j’étais de celles qui faisaient des to-do-lists de plusieurs kilomètres. Évidemment, à la fin de la journée, tout juste 30% de mes tâches prévues étaient réalisées. Ça générait chez moi un sentiment de tristesse, mais aussi d’une frustration ultime.

Je passais plus de temps à m’en vouloir qu’à aller de l’avant et à être efficace.

Alors j’ai fait des to-do-lists plus courtes, plus réalistes, moins chargées. Parvenir à faire ces to-do-lists intelligentes n’est pas évident au départ, ça vient avec le temps, avec l’expérience. Mais une fois qu’on a conscience de ce que l’on peut faire et ne pas faire en une journée, on est alors capables de planifier une liste de tâches réaliste que l’on sera en mesure d’accomplir en une journée. Combine ça à un emploi du temps maîtrisé et tu obtiens un boost de productivité et d’estime de soi.

3. Checker mon téléphone.

Ça, c’est un truc qui me rend folle ! (mais je suis passée par là, donc je comprends).

Tu ne PEUX PAS travailler avec un téléphone qui vibre (ou pire, qui sonne) à chaque notification.

À chaque son intempestif, ton cerveau se déconnecte de la tâche qu’il est en train de traiter ; que tu t’en rendes compte ou non, c’est comme ça. Regarder ton téléphone ça veut dire devoir te re-connecter à chaque fois sur la tâche que tu étais en train de faire : c’est usant et ça te fais perdre du temps.

Dans mon quotidien, mon téléphone est en mode « lune » (les utilisateurs d’iPhone comprendront), c’est-à-dire qu’il ne sonne pas et ne vibre pas. Je le consulte quand JE décide au lieu de subir un rythme qui n’est pas le mien. Les personnes qui m’appellent tombent donc sur ma messagerie directement (sauf mes favoris), et je pars du principe que si on ne me laisse pas de message, c’est que ce n’est pas important.

4. Croire que mon cerveau était extensible.

Il y a cinq ans, lorsque j’ai commencé en Freelance, j’étais persuadée que j’allais tout retenir, que j’avais un cerveau hyper organisé et un esprit de synthèse à toute épreuve. Mais lorsque j’ai commencé à perdre des après-midi entières à rechercher des infos, à rassembler des idées, ou à me perdre dans mes process de travail, j’ai arrêté de prendre mon cerveau pour un super-héros.

C’est à ce moment-là que j’ai fait confiance à des outils qui me sont aujourd’hui précieux (pour ne pas dire indispensables) pour mon business : Trello (outil gratuit permettant d’organiser ta vie comme tu l’entends) et Things (petit logiciel de to-do-list à la fois intuitif et complet).

Ces outils ont libéré mon esprit du nuage vague et corrosif des choses à ne pas oublier qui poursuit les malheureux freelances jusque dans leur lit.

5. Travailler dans un environnement encombré.

Alors, certains diront qu’ils travaillent mieux lorsqu’ils sont entourés de beaucoup de choses. Moi, c’est plutôt l’inverse. Lorsque je travaille de chez moi, je suis à moins de cinq mètres de : ma télévision et Netflix, mes carnets multicolores, mon frigo, mon lit, ma Nintendo Switch… et de toutes les choses qui peuvent me distraire.

Alors que, quand je bosse depuis mon espace de coworking, je n’ai rien sur la table à part mon Macbook et mon carnet dédié à mes notes professionnelles.

Finalement, je me piège moi-même : je ne me laisse pas d’autre choix que d’être concentrée sur mon travail. Et il était temps, parce que j’en ai perdues des heures à me laisser distraire par les éléments de mon environnement. D’une manière ou d’une autre il faut créer une rupture spatio-temporelle entre le temps du travail et celui du loisir. Il en va, non seulement de notre productivité, mais aussi de notre santé mentale !

Photo de couverture Ben White
Photo #2 Kaylah Otto

Julia Coudert
Social Media Manager

Je suis Freelance depuis cinq ans. En plus de mon activité d’experte social media (Facebook, Instagram, Pinterest), j’aide celles et ceux qui souhaitent se lancer en Freelance ou qui veulent simplement mieux vivre leur vie de Freelance.

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