Le coach freelance

Le guide pratique du métier de coach : Amédée vous explique comment se former, développer ses compétences, trouver ses clients et ne jamais cesser d’apprendre !

LA FORMATION

“Il fut une époque où il y avait 65 écoles de coaching en France, avec quasiment que des certifications maison, école par école”, se souvient Philippe Duvillier, fondateur de la Haute École de Coaching à Paris et président du Syndicat français des acteurs professionnels du coaching. Mais, comme l’ostéopathie il y a quelques années, le métier est en train de se structurer. Il existe désormais une certification reconnue par l’État. L’idée, lancée par des écoles de coaching elle-même, était de “noyauter le métier pour ne plus pouvoir être coach sans être certifié”. Aujourd’hui, une quinzaine d’écoles françaises délivrent cette certification. Il est également possible de se former à l’université, notamment à Paris VIII.

La formation varie d’un établissement à l’autre mais les grands traits sont les mêmes, avec l’apprentissage d’un processus en quatre étapes minimum : aider le client à comprendre sa situation actuelle, à déterminer un objectif, à comprendre pourquoi il ou elle n’arrive pas à le réaliser et à mettre en place des actions pour y parvenir. Les formations durent en général sept mois.

LES COMPÉTENCES À MAÎTRISER

Coaching oblige, ce sont surtout des soft skills : “avoir une écoute active, savoir faire évoluer quelqu’un sans l’influencer, explique Philippe Duvillier. Anne-Claire Lefèvre, psychologue et coach, appuie : il faut savoir “écouter sans jugement, poser les bonnes questions, rester le plus ouvert et objectif possible et se mettre à distance.” Pour elle, il est très important de se connaître soi-même pour bien faire ce métier, d’où l’intérêt d’être également suivi par un psychologue. Bien évidemment, tout cela s’apprend et se travaille : “il y a aussi de la technique, sans processus ça ne fonctionne pas”, rappelle Philippe Duvillier.

LE TYPE DE CLIENTS (ET COMMENT LES TROUVER)

Philippe Duvillier distingue quatre profils de coachs, et donc autant d’univers professionnels différents. Les deux premiers sont indépendants et ont choisi de se lancer soit dans le “life coaching” (travail avec des particuliers, coaching scolaire et parental), soit sur le marché professionnel (coaching en entreprise et dans la fonction publique). Le troisième profil, ce sont des professionnels de santé qui veulent pouvoir utiliser les techniques du coaching dans leur activité. Enfin, il y a les “métiers de l’art” : des metteurs en scène, par exemple, “qui se forment pour aider les acteurs à avoir la bonne posture et à lever les points de blocage.”

En réalité, beaucoup de gens qui se forment au coaching sont en reconversion professionnelle et disposent donc déjà d’un réseau sur lequel s’appuyer. Anne-Claire Lefèvre, grâce à sa formation de psy, trouve surtout ses clients par le biais de psychiatres et médecins qui la recommandent. “Le coaching marche très bien en complément pour des personnes avec des maladies psychiatriques, ou qui sont sur le spectre de l’autisme. Mais ce qui est super c’est que ça peut s’adapter à n’importe quelle situation, à n’importe quelle personne. En tant que coach on a une vraie marge de manoeuvre.”

Vous pouvez aussi jeter un œil au livre de Rich Litvin et Steve Chandler : The Prosperous Coach, un titre éloquent et une référence aux États-Unis…

TROUVER DU TRAVAIL, DU SOUTIEN, DES CONSEILS

Philippe Duvillier a lancé le Syndicat français des acteurs professionnels du coaching pour permettre aux coachs de se rencontrer et d’échanger : “j’ai créé cette plateforme parce que je passais autant de temps à les aider à trouver du boulot qu’à les former !”.

Il existe aussi des associations : la Fédération internationale de coaching (ICF France), le European Mentoring and Coaching Council (EMCC France) et la Société Française de Coaching (SFCoach), qui proposent un certain nombre de ressources et organisent des rassemblements.

“Et puis il y a des plateformes payantes qui font du business sur le dos des coachs”, tacle Philippe Duvillier.

CONTINUER À APPRENDRE

“On n’a jamais fini de se former dans ce genre de métier”, souligne Anne-Claire Lefèvre. “Il y a plein de formations intéressantes, de thérapies différentes et de ponts entre elles. Je trouve dommage qu’il y ait des guéguerres entre certains courants : au contraire, il ne faut pas hésiter à multiplier les approches.”

La Haute École de Coaching propose toute une série de spécialisations pour ceux qui le souhaitent mais, pour Philippe Duvillier, “le plus important une fois qu’on est coach, c’est la supervision, qui est un acte gratuit entre pairs et qui permet de ne pas avoir constamment la tête dans le guidon.”

Philothée Gaymard
Journaliste indépendante

Je suis journaliste et rédactrice freelance depuis tout début 2015, après quatre ans passés chez Usbek & Rica. J’écris sur le genre, l’innovation, le développement durable et parfois un mélange de tout ça.

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