La Maif parle aux freelances

Parrain de la Freelance Fair, coproducteur du MOOC La Voie du Freelance, sponsors du premier Guide des Indépendants, la Maif, acteur mutualiste historique, s’est engagé avec force et conviction sur la question du travail indépendant. Pour mieux comprendre cet engagement, nous sommes parti à la rencontre d’Assanatou Bouaré, chargée des questions relatives à l’avenir du travail au sein l’équipe  « économie collaborative et pratiques émergentes ».

Quelle est la mission de l’équipe «  économie collaborative et pratiques émergentes » de la Maif ?

La mission de notre équipe consiste à identifier les nouveaux usages afin de permettre à la Maif de développer les services qui répondront demain à ces problématiques émergentes. Pour ce faire, nous développons et soutenons un écosystème d’acteurs innovants, qu’il s’agisse de start-up, d’associations ou d’individus. Nous intervenons auprès des acteurs de ces écosystèmes selon différentes modalités, allant du partenariat ponctuel à la prise de participation en passant par la création de produits d’assurance sur mesure.

La Maif s’est pour cela dotée d’un fonds d’investissement dédié à l’économie collaborative, au digital et à l’innovation. Lancé en 2015, « MAIF Avenir » est aujourd’hui présent au capital d’une vingtaine de start-up françaises. Sur le sujet spécifique du « futur du travail », nous sommes, cette année encore, parrains de la Freelance Fair organisée par Mutinerie, avec qui nous coproduisons cette année un Mooc dédié aux freelances. Nous soutenons aussi Amédée et sponsorisons le tout premier Guide des Indépendants sorti mi-mars et actuellement en kiosque.

Arrive-t-il à la Maif de travailler avec des freelances ? Sur quels types de missions ? Et qu’est-ce qui motive ces collaborations ?

Oui, en complément de nos prestataires habituels, il nous arrive de travailler avec des freelances. C’est particulièrement le cas dans les domaines de la création (photo, vidéo, motion design) et du développement web.

Lorsque sur un projet la charge de travail déborde la capacité immédiate d’une équipe ou que nous avons besoin de compétences très spécifiques, il nous arrive alors de nous tourner vers des indépendants.

Ces collaborations ne peuvent se faire qu’à la condition qu’en interne le responsable soit à l’aise avec la gestion de projet web. Lorsque l’on fait appel à une agence, le suivi de projet est externalisé, mais quand on fait appel à des freelances, il faut être capable d’en assurer la bonne conduite. Cette liberté et cette maîtrise sont plébiscitées par certains collaborateurs alors qu’elle peut en refroidir d’autres. Et puis il arrive parfois qu’à force de collaborations, nous nous retrouvions à embaucher l’un des freelances avec qui nous travaillons. Entre le dedans et le dehors, les frontières sont plus poreuses qu’il n’y paraît.

Pourquoi vous êtes-vous particulièrement intéressé à la question des freelances et du travail indépendant ?

En tant qu’assureur, ce qui nous a frappé c’est de voir que cette population particulièrement exposée est aussi l’une des moins bien couvertes.

Cela est dû en partie à la relative jeunesse de ce public qui n’a pas encore été confronté personnellement à des accidents majeurs. Cela s’explique aussi par le peu d’offres dédiées à cette population aux besoins très spécifiques. Si l’on parle par exemple de la protection des biens, il n’est pas toujours simple de statuer sur leur caractère personnel ou professionnel – c’est le même ordinateur qui permet de travailler et de regarder des séries.

Nous sommes actuellement en train de tester une offre permettant aux freelances de garantir leurs biens sans qu’ils aient à se poser la question de savoir s’ils sont à usage personnel ou professionnel. Au-delà de la protection des biens, cette solution permettra aux freelances de couvrir les principaux risques auxquels ils doivent faire face dans la conduite de leur activité, notamment en cas de préjudice causé à un client.

Nous réfléchissons à tous les sujets de protection du freelance : le chômage, la santé, l’accès au logement, au financement, etc.

En cas d’accident ou de maladie, le freelance se retrouve aujourd’hui sans revenus et une simple grossesse peut mettre à mal son activité. Quant à louer un appartement en étant freelance, c’est le parcours du combattant ! Face à ces risques individuels, le principe mutualiste sur lequel la Maif a été fondée, il y a 80 ans, nous semble plus que jamais d’actualité.

Amédée
Génie indépendant

Génie indépendant depuis des siècles, je partage aujourd’hui mes aventures avec vous, indépendants de tout poil et de tous horizons. Actu, bons plans, témoignages ou libres palabres, je vous apporte les meilleures infos pour que vous puissiez profiter au mieux de votre indépendance.

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