Le photographe et vidéaste freelance

Le guide pratique du photographe et réalisateur indépendant : Amédée vous explique comment se former, développer ses compétences, trouver ses clients et ne jamais cesser d’apprendre !

LA FORMATION

Il existe quelques formations initiales en photographie et vidéo : l’école GOBELINS en propose une en trois ans pour la photographie, ainsi que toute une série de programmes de formation continue pour la photo et la vidéo. Une spécialisation en photographie existe à l’Institut Louis Lumière. Il est également possible de passer un CAP, un Bac pro ou un BTS photographie. Pour être photographe et vidéaste de presse, le mieux est de suivre une formation de journaliste reporter d’images (JRI) en école de journalisme.

Certains, comme Yohann Merlevede, sautent carrément cette case. Après des études de commerce peu concluantes, il a appris le métier de photographe et vidéaste sur le terrain avec un copain qui couvrait des événements sportifs. Puis il s’est spécialisé en timelapse : “C’est une approche complètement différente, avec de la photo qu’on transforme en vidéo, il y a beaucoup de choses à apprendre. La première chose c’est aller sur les sites spécialisés, de s’intéresser à la pratique, puis on tombe sur des chaînes YouTube. Le timelapse c’est une niche, donc il y a peu de ressources mais suffisamment pour avancer. Et puis on apprend en faisant beaucoup d’erreurs, en shootant, en expérimentant, en créant sa propre approche.” La preuve qu’on peut faire des choses assez techniques sans les avoir apprises à l’école.

LES COMPÉTENCES À MAÎTRISER

Elles sont techniques, évidemment. Comme l’explique Nicolas Girh, formateur à l’école GOBELINS, “un bon photographe doit être très polyvalent car il doit gérer à la fois la prise de vue, la retouche image, le montage, une stratégie de communication, commerciale-marketing, son activité, sa structure.” Il faut être en veille sur les nouvelles technologies et se différencier dans un secteur très concurrentiel, où même les non-professionnels ont désormais les moyens techniques de faire des photos de qualité.

Quand on est indépendant, il est aussi indispensable de savoir se vendre. Yohann Merlevede considère que sa formation initiale l’aide à prospecter de nouveaux clients, par rapport à “des geeks qui sont meilleurs techniquement mais qui n’ont pas cette approche commerciale.” Et puis être créatif : “Quand on se lance dans un secteur de niche, il faut savoir créer un besoin. Ce n’est pas spécialement concurrentiel, mais on doit proposer une approche unique.”

LE STATUT ET LE TYPE DE CLIENTS

Il y a aux Gobelins une formation sur les “Droits et statuts du photographe”, qui peut aider à choisir son statut (SARL, auto-entrepreneur, photographe pigiste, photographe artisan, photographe auteur, etc.). Quand on est réalisateur, on peut avoir un double statut de technicien et auteur, qui implique de devoir créer une structure et d’autre part d’être affilié à l’Agessa (la sécurité sociale des artistes-auteurs).

Une fois le statut choisi, pour trouver des clients (on l’a dit ailleurs, on le répète ici), le plus important est sans doute le réseau. “À mort”, dit Yohann Merlevede, pour qui quasiment tout marche par recommandations ou via LinkedIn (il recommande aussi le groupe Facebook “Le monde du timelapse”). Lui ne travaille qu’avec des clients en direct, mais les agences de publicité et communication sont toujours de bons employeurs de créatifs. Si on est sur un créneau spécifique comme le sien, il est important aussi de prospecter régulièrement de nouveaux clients. Pour des activités de photographe et vidéaste plus classiques, outre les agences, les plateformes de mise en relation peuvent être pertinentes.

OÙ TROUVER DES CONSEILS ET DU SOUTIEN

Pas vraiment de sites ou plateformes de référence à mentionner ici : en fonction de sa spécialisation, le mieux est sûrement de faire comme Yohann Merlevede et explorer les tréfonds du web sur les sujets qui nous intéressent. “Il y a toujours des mecs prêts à partager leurs connaissances.” Mentionnons le site Portrait ou Paysage, qui publie des portraits de photographes et toute une série d’articles de conseils, du choix du thème WordPress au rappel du cadre légal pour la photographie d’enfants, ou encore Pose Partage, où photographes amateurs et professionnels s’échangent des tutos.

Philothée Gaymard
Journaliste indépendante

Je suis journaliste et rédactrice freelance depuis tout début 2015, après quatre ans passés chez Usbek & Rica. J’écris sur le genre, l’innovation, le développement durable et parfois un mélange de tout ça.

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