Rachelle a bifurqué

De la biochimie au développement web en passant la l’archéologie, entre les États-Unis, l’Angleterre et la France, le parcours de Rachelle c’est plus du slalom géant qu’un long fleuve tranquille.

Depuis combien de temps es-tu indépendante ?
Je me suis lancée en premier temps aux USA alors ça fait à peu près un an que je suis freelance en tout. J’avais un LLC qui ressemble à une EURL que j’ai fondé dans un autre secteur. Pour cette activité-ci, je ne l’exerce que depuis le 20 février.

Que faisais-tu avant d’être à ton compte ?
J’étais archéologue de sauvetage pendant presque dix ans. Avant ça, je faisais des recherches en Biophysique.

Pourquoi avoir fait ce choix ?
L’archéologie est un travail saisonnier et, de plus, est un secteur en difficulté depuis 2008. Elle n’a jamais vraiment retrouvé son élan d’avant crise. Il existe très peu de postes en CDI alors on offre des contrats de travail ou bien des CDD peu rémunérés. Me retrouvant souvent sans emploi, en premier temps, je pensais monter quelque chose pour percevoir des revenus pendant ces périodes lentes, mais après avoir eu une très mauvaise expérience professionnelle, je commençais à me poser des questions : est-ce que je me sens épanouie par ma profession ? Ne serait-il pas mieux de créer plutôt que de suivre ? Est-ce que je peux vraiment continuer à exercer ce métier très physique ? Est-ce que j’aurais d’autres aboutissements possibles en archéologie si je ne peux plus continuer à participer aux fouilles ? J’ai réalisé que je ne me sentais plus très bien dans ma peau et que j’avais plus envie de créer quelque chose. En revenant à aujourd’hui, j’ai le projet de monter une société et je considère l’étape d’autoentrepreneur comme le premier pas pour le tester

Qu’est-ce qui est le plus difficile ?
Le plus difficile est tout le côté administratif, organisation, etc. Entreprendre en France est assez compliqué et il faut prendre beaucoup de choses en compte : charges, impôts à payer aux moments différents, frais à payer, TVA, etc. J’aimerais beaucoup me diviser en deux pour faire tout ce qu’il y a à faire.

Qu’est-ce qui te plaît le plus ?
En quittant le statut de salariée, je me sens beaucoup plus libre et j’ai mon propre cadre de travail et ma propre organisation. Je travaille aussi dans un coworking qui me donne accès à un réseau d’entrepreneurs et de freelances alors je me retrouve dans une communauté que j’ai choisie. Je rencontre beaucoup d’autres personnes plutôt que de passer 8 heures par jour avec les mêmes collègues dans le même secteur jour après jour. Mon secteur d’activité me laisse l’option de travailler de n’importe où ce qui veut dire qu’on peut voyager et travailler au même temps.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer ?
Entreprendre, être freelance est difficile et il y aura des moments où on pense abandonner surtout quand les choses vont mal. Il faut être coriace et de continuer quand même !

Quel est ton statut ?
Je suis auto-entrepreneure pour l’instant, mais, avec un peu de chance, je changerai de statut encore une fois !

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