La culture freelance en pratique l’exemple du Collectif Cosme5 minutes de lecture

Fédérer une équipe de travailleurs indépendants, nomades, compétents et libres comme l’air. Vaste programme que nous menons quotidiennement avec Cosme, premier collectif de freelances engagé dans la communication, le web et l’événementiel.

Notre collectif a été imaginé en 2017 et créé en mars 2018. Après deux ans d’activité, une quarantaine de projets réalisés pour nos clients, et de nombreuses réflexions sur notre gouvernance, voici un petit retour d’expérience sur le rôle de la culture dans un collectif de freelances.

Comment et pourquoi développer une véritable culture dans un collectif de freelance ? Comment tisser des relations saines et durables entre ses membres ? Comment faire pour que chacun se retrouve dans le collectif, et plus encore, comment faire en sorte que chacun s’en empare ?

Gouvernance co-construite

La gouvernance du collectif a évolué depuis le début de l’aventure : notre modèle se construit pas à pas, et évolue avec freelances qui nous rejoignent. 

Le projet Cosme a commencé suite à ma rencontre avec Chloé et Romain, respectivement graphiste et motion designer. Dès le début de notre projet, même s’il a été initié par mes soins, l’aventure a été collective.

La cooptation a tout de suite été une réalité et une évidence. La cooptation – au sein d’un groupe ou d’une assemblée, est un mode de désignation par lequel les membres actuels choisissent les nouveaux membres – est un des meilleurs moyens de créer une dream team, mais elle n’est pas obligatoire dans notre collectif. Tous les freelances n’intègrent pas Cosme par cooptation ; certains nous rejoignent suite à un sourcing proactif de notre part (collectif également). 

En 2019, nous avons décidé lors d’un séminaire d’organiser le collectif sous forme de cercles : un cercle 1 et un cercle 2.

Dans le cercle 1, nous ne serons jamais plus de 20 experts. L’idée ici est de fluidifier la communication d’une part, mais aussi d’éviter la concurrence entre les uns et les autres pour garder un esprit sain dans un collectif sain ! Dans ce cercle 1, les freelances sont engagés puisqu’ils font vivre le collectif, son image de marque. Chacun d’entre nous évangélise le collectif et nous portons fièrement les couleurs de ce dernier. 

Le cercle 2 est constitué d’autres freelances (une centaine environ) qui auraient des expertises plus spécialisées et à qui nous faisons appel ponctuellement dans l’année sur des projets, soit parce que nous n’avons pas la compétence requise dans le cercle 1, soit parce que les freelances du cercle 1 sont indisponibles pour effectuer la mission. 

Il n’y a pas de charte rédigée et préétablie : nous avons fait le choix de ne pas répliquer des process de grandes organisations qui seraient indigestes et inadaptés à notre modèle de travail. Nous croyons plutôt à une charte morale (ce qui pour nous s’apparente à du bon sens). L’onboarding des freelances est assez naturel et ne requiert pas non plus de process trop complexes, car notre collectif est à taille humaine et le restera ! 

Ce qui nous stimule, c’est d’être constamment connectés les uns aux autres grâce à nos outils collaboratifs (principalement Slack, Google drive, Trello, Google Agenda) mais aussi de se voir régulièrement. Chaque semaine, nous nous rejoignons dans un espace de coworking différent avec l’équipe, et également plusieurs fois par semaine en équipe projet si (et seulement si) cela est nécessaire. Pas de réunions improductives, pas de temps à perdre ! Aussi, nous organisons deux à trois fois par an des séminaires cosmiques, qui nous permettent d’ajuster la gouvernance du collectif et de travailler sur le futur du collectif. 

Image de marque commune

Notre culture freelance, c’est aussi une image de marque commune. Cette image de marque, nous la construisons tous ensemble : elle est notre vitrine. Notre objectif ? Donner à voir toutes nos compétences par ce biais.

Nous sommes la troisième voie, le nouveau modèle de travail : nous ne sommes ni une agence ni une plateforme de mise en relation entre freelances et entreprises. Nous avons créé notre propre modèle de toutes pièces.

Pour cela, nous avons imaginé notre univers et notre positionnement dès le début de l’aventure Cosme. Derrière nos actions de communication, il y a un travail acharné et quotidien de la part de notre équipe. Nous avons monté des équipes-projet au sein même du collectif : une équipe web qui pilote notre projet web, une équipe social media qui gère notre présence sur les réseaux sociaux, une équipe événementielle qui prévoit et organise nos projets d’événements internes et externes…

Une vision et un engagement partagés

Notre collectif est une clé pour chacun de nous : la somme des individus fait notre force collective. L’authenticité est une des valeurs fondamentales que nous défendons, et ce depuis les premiers jours du collectif : chacun d’entre nous doit pouvoir s’exprimer, se sentir entouré, soutenu, challengé et pris en considération. Chacun doit pouvoir être lui-même. Chacun doit pouvoir entendre les retours, les feedbacks : on met de côté l’ego qui est le pire ennemi d’un collectif. 

La culture freelance se construit à plusieurs et est primordiale au sein d’un collectif comme Cosme, car c’est le ciment du groupe. La recette secrète de notre culture freelance ? La flexibilité, la confiance, et des relations saines, que ce soit entre nos membres ou avec nos clients. 

Pauline Trequesser
Chief Freelance Officer

Pauline est la fondatrice du Collectif Cosme, un collectif de freelances dans la communication, le web et l’évènementiel.

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