Digital Village, freelances testés et approuvés6 minutes de lecture

Digital Village est un collectif unique en son genre. Organisé autour de villages – espace de coworking à disposition de la communauté – Digital Village a réussi à combiner ambition nationale et implantation locale. C’est aussi l’un des pionniers du genre avec plus de 5 ans d’existence.

Cette ITW m’a donné l’occasion de reprendre contact avec Bertrand, l’un des deux fondateurs du collectif, avec qui je n’avais pas échangé depuis un petit bail…

Informations générales

Depuis quand existez-vous ?

Digital Village existe depuis 2016.

Quel est le chiffre d’affaires de Digital Village en 2020 ? Prévisions pour 2021 ?

Autour de 2 millions de CA en 2020 – uniquement sur l’activité de prestation de services. Ce chiffre ne prend pas en compte les revenus spécifiques à l’activité de coworking.

Sur quels métiers et quels secteurs opérez-vous ? 

Nous intervenons sur les principaux métiers du numérique : développement web, marketing digital, webdesign, vidéo…

Êtes-vous concentrés sur un territoire spécifique ?

Non, nous travaillons sur toute la France.

Nous avons la particularité d’avoir des lieux physiques pour soutenir notre communauté de freelances : nos villages ! Avec 7 espaces de coworking en France (Paris, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse, Yvelines et bientôt Angers) nous sommes capables d’articuler réseau national et emprise locale.

Digital Village est-il matérialisé par une personne morale ? Si oui, de quel type (SAS, Coopérative, Association…)

Oui, Digital Village est une coopérative. Une SCIC pour être précis.

Membres et culture

Comment rejoint-on Digital Village ? (cooptation, candidature…)

Les deux ! Mais on fait très attention aux références (notamment techniques). Si vous souhaitez proposer votre expertise, vous pouvez prendre contact avec nous ici

Combien de personnes compte Digital Village ?

Environ 150 villageois.

Y a-t-il différents niveaux d’intégration (cercles concentriques avec des membres centraux et des membres périphériques).

Oui. On pourrait décomposer comme cela :

  • Les fondateurs : Romain et moi
  • Les maires qui dirigent chacun une section locale de DV
  • Les villageois qui sont environ 150
  • Les freelances en phase test qui sont en ce moment une vingtaine. Après quelques projets réussis au sein du collectif, ils deviendront des villageois à part entière.

C’est qui le boss de Digital Village ?

Nous privilégions une vision horizontale et locale. Chaque maire de village dirige son antenne locale. Ils répondent aux fondateurs sur les questions cruciales, mais jouissent d’une grande autonomie dans la conduite des opérations.

Avez-vous déjà eu à virer des membres ? Comment ça se passe ?

Cela nous est déjà arrivé. Les causes peuvent être un travail insatisfaisant ou une attitude trop perso nuisant au collectif. Ça se passe très simplement autour d’une conversation, il n’y a pas de procédure normée.

À quelle fréquence vous retrouvez-vous physiquement entre membres ?

La particularité de notre communauté est qu’elle s’articule autour d’espaces physiques que l’on pourrait appeler espaces de coworking ou tiers-lieux et que nous appelons villages. La conséquence de cela est un réseau dense de freelances qui se côtoient au quotidien, du moins localement, d’où une véritable solidarité organique.

En plus de cela, nous essayons, comme prochainement en septembre, dans notre nouveau lieu parisien, de faire des événements qui rassemblent tous les villageois de toutes les villes de France.

Si votre collectif avait un cri de guerre, quel serait-il ?

“ Tous aux Nerfs !” (ce genre de Nerfs…)

Outils

Quels sont vos outils collaboratifs préférés ?

Slack, ainsi que notre propre plateforme qui nous permet de gérer notre collectif (en passant par l’annuaire, les devis/ contrats avec les clients, la ref-acturation et les contrats entre les frees et les transactions financières.

Utilisez-vous un software spécifique pour piloter les activités du collectif ? (natif, en Saas…)

Nous avons développé notre propre plateforme pour gérer le collectif, le coworking, et les projets digitaux des freelances.

Business et clients

Lorsqu’un deal est signé, qui met sa tête sur le billot ? (Qui signe ? Qui met sa responsabilité en jeu ?)

C’est Digital Village qui fait face aux clients et qui sous-traite alors à ses freelances. Si cela se passe mal, c’est DV qui est responsable.

Est-ce la structure centrale qui encaisse et répartit ensuite l’argent entre les différents membres ? Ou : un membre qui encaisse et répartit l’argent avec les autres membres qu’il a fait travailler avec lui sur la mission ? Ou : chaque membre qui facture le client directement ? Ou encore autre chose ?

C’est la structure centrale qui encaisse et répartit ensuite l’argent entre les différents membres.

Avez-vous des commerciaux dédiés ?

On en a eu, mais ça n’a pas été très concluant. Le mieux c’est le freelance qui rapporte le biz dans le collectif.

Y a-t-il un modèle d’apport d’affaires ? Si oui, quel est le deal ?

Oui. C’est 2,5% si t’apportes juste un contact et 7,5% si tu closes. Et 10% si tu fais les deux.

Comment réagissent les prospects / clients à l’idée de travailler avec Digital Village ? Qu’est-ce qui les inquiète, qu’est ce qui les attire ? Avez-vous vu les comportements évoluer à cet égard ?

L’inquiétude, c’était au début du freelancing. Maintenant ce n’est plus un sujet vu le nombre de références que l’on a et le fait que travailler avec des freelances est devenu monnaie courante.

Quelle est, à vue de nez, la proposition de chacune de ces catégories parmi vos clients ?

  • Startups : 25%
  • PME : 25%
  • Grands groupes : 25%
  • Agences : 25%

Une répartition équivalente de toutes ces catégories.

Travaillez-vous avec d’autres collectifs ?

Oui, notamment Happy Dev.

Utilisez-vous les plateformes de freelances ?

Non.

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier ?

Easyblue.io. Ce qui est intéressant, c’est qu’on a accompagné le projet de la création jusqu’au développement de la société. Ils ont été dans nos bureaux et ils ont même recruté des anciens frees.

Perspectives

Digital Village dans 3 ans, ça ressemble à quoi ?

De nouveaux villages aux quatre coins de la France, un réseau encore plus vaste d’experts indépendants et plus d’actions d’inclusion numérique.

Et le monde du travail dans 10 ans ?

Un monde qui se débarrasse des questions de statut, une hybridation entre du remote et du physique, des collectifs structurés capables de concurrencer la forme traditionnelle du travail salarié.

Antoine van den Broek
Rédacteur en chef d’Amédée

Indépendant, frère-fondateur de Mutinerie, penseur, acteur et témoin des nouvelles formes de travail, passionné par le développement de communautés, j’aime faire des rencontres et raconter des histoires, deux activités auxquelles je peux me livrer par la grâce d’Amédée

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